Photo ou vidéo partagée sans ton accord ? Tu n’es pas seul(e).

Une photo intime ou gênante circule sur WhatsApp, Snapchat ou Instagram sans ton accord ? Un moment privé a été diffusé et tu as l’impression que le monde s’écroule autour de toi ?

Arrête-toi un instant et respire. Ce qui arrive n’est PAS de ta faute.

1. Ce que tu ressens est normal

Quand une image est partagée sans ton consentement, c’est un véritable choc. Tu peux ressentir :

  • Un sentiment de trahison : Quelqu’un a brisé ta confiance.
  • De la honte ou de la peur : Tu crains le regard des autres dans le préau ou en classe.
  • Envie de t’isoler : La tentation de fermer ton téléphone, de rester dans ta chambre et de ne plus voir personne.

Rappelle-toi une chose essentielle : La personne coupable, c’est celle qui a diffusé l’image sans ton accord, pas toi. En Suisse, la diffusion non consentie d’images privées est interdite par la loi (art. 179 novies 254 CP). Tu es la victime, et tu as le droit d’être protégé(e).



2. Ne reste pas seul(e) face au choc : AGIS !

L’isolement est le meilleur ami du mal-être. Pour reprendre le contrôle, applique ces réflexes immédiats :



3. Vers qui te tourner tout de suite ?

Garder ça pour toi ne fera qu’alourdir ce que tu portes. Il existe des personnes prêtes à t’aider sans te juger :

  • Tes parents : Même si tu as peur de leur réaction ou de te faire gronder, ils sont là pour te protéger. Explique-leur ce qu’il se passe.
  • Au collège / à l’école : Va voir le médiateur scolaire, l’infirmière ou un enseignant en qui tu as confiance. Ils savent comment gérer ces situations discrètement et apaiser les choses.
  • Le 147 (Pro Juventute) : Un numéro gratuit, anonyme et disponible 24h/24 (par téléphone ou chat sur 147.ch). Tu peux tout leur dire.
  • En cas d’urgence absolue ou de détresse grave : Le 144 ou un adulte à proximité immédiate pour t’entourer.